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"La Vigie Citoyenne Grand Mottoise a pour seul objectif de défendre l'oeuvre de Jean Balladur, l'identité urbaine, architecturale et environnementale de la ville de LA GRANDE MOTTE".

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Le talon d'Achille du projet ville/port Posté le 29/10/2019 - Par Daniel Jourde

Une extension d'environ 200 mètres sur la mer et la plage

 

Impensable !!!

 

Les conseillers municipaux de la majorité et le maire en tête s'apprêtent, si on les laisse faire, à élargir l'esplanade Baumel côté ouest sur la plage, sur la mer et en partie sur le domaine public maritime.

Sur ce nouveau terre-plein il est projeté d'implanter une zone technique de plus de 200 mètres de long sur 150 mètres de large, et de 11 mètres de haut pour la zone concernant l'industrie nautique (source plan guide adopté en conseil municipal le 19 juin 2019).

Sur cette  extension en remblai (classée au PPRI en partie en zone de déferlement) il est prévu notamment l'implantation de l'usine de production des catamarans Outremer et Gunboat, avec tout ce que cela induit comme risques liés aux produits utilisés et à leurs stockages dans un contexte de plus en plus prégnant de la montée des eaux.

Sans parler des risques d'incendie bien réel compte-tenu des produits utilisés.

 

 

 

Compte-tenu de toutes les préconisations concernant le bâti le long du littoral, cette emprise sur la mer, la plage et le domaine maritime public est véritablement le talon d'Achille de ce projet ville/port.

 

 

Questions environnementales

            et changements climatiques

                        au programme du salon du littoral 2019

 

 

 

À quoi ressemblera notre littoral méditerranéen à l’aune des années 2050 ? Cette question a occupé les discussions du deuxième Salon international du littoral, organisé par Midi Libre au parc des expositions de Montpellier-Pérols les 25 et 26 septembre. Avec, en toile de fond, les questions environnementales de protection du littoral et de changement climatique.

Lors des débats beaucoup d'intervenants ont posé le problème de la montée des eaux à prendre en compte dès aujourd'hui et celui des déconstructions, c'est à dire le problème de la relocalisation des construstions en bord de mer.

À La Grande Motte, ceux qui ont en charge notre avenir s'engagent dans une voie contraire et sans issue.

Au lieu de mener une réflexion approfondie sur les changements qui s'opèrent sous nos yeux et sur les moyens de s'y préparer, ils nous proposent une avancée sur la mer pour installer une usine de construction nautique.

Nous avions écrit en date du 5 juillet dans la lettre ouverte au maire :

"La montée des eaux est inéluctable, vous et votre équipe regardez ailleurs... vous préférez regarder du côté des bétonneurs et des promoteurs, plutôt que de préparer La Grande Motte aux multiples conséquences du changement climatique.

C'est une faute."

 

Plus que jamais, le sens de l’histoire est  de construire en retrait des bords de mer.

 

 

Face à ce projet : continuons de nous mobiliser

Le maire, au cours de chaque réunion ou inauguration (et il y en a beaucoup...) laisse entendre, que le projet ville/port est acté et que tout est fini.

Ce n'est pas exact.

L'adoption du plan guide est le début officiel d'un long processus jonché d'obstacles juridiques, administratifs, mais aussi politique au sens noble du terme.

Rien ne se fera avant les élections municipales, et la Vigie citoyenne entend bien employer cette période pour continuer à sensibiliser les diverses autorités politiques, territoriales et administratives.

 

Nous comptons également dialoguer et partager avec les grands mottois :

 

Une date à retenir

1er weekend de février 2020

(le jour et l'heure seront communiqués dans les prochaines semaines)

Résidents à l'année...

ou en résidence secondaire,

amoureux de La Grande Motte

Retenez ce 1er weekend de février 2020

                À suivre...

 

Compte rendu du rendez-vous avec le maire Posté le 23/09/2019 - Par Daniel Jourde

À tous les adhérents de l'association

 

                      "La Vigie citoyenne grand mottoise"

 

Compte rendu succinct de la réunion du 4 septembre 2019 en mairie

 

 

En présence de Stéphan Rossignol, Stéphane Muscat et Antoine Roger (nouveau Directeur de cabinet).

 

Pour la Vigie, Daniel Jourde, président et Jean Pic, Trésorier.

 

 

Sur la forme : réunion très courtoise dans le cadre de ce que nous pourrions qualifier de démocratie apaisée,

Sur le fond : chacun est resté extrêmement ferme sur ses positions.

 

Le maire a (re)développé ses motivations qui le porte à s'engager dans un tel projet (une ville doit évoluer, les écoles, l'emploi, le logement...). Les arguments que nous écoutons de manière récurrente lors de chaque réunion... ou inauguration.

 

La Vigie a développé les raisons de fond qui l'amènent à s'opposer à un tel projet et qui à maintes fois ont été développées par écrit et que vous pouvez retrouver sur notre site* (emprise sur la mer, la plage et le domaine maritime public - l'œuvre de Jean Balladur abimée, etc...)

 

À un moment donné, S. Rossignol a donné la parole à S. Muscat pour qu'il nous fasse part des modifications envisagées par rapport au plan guide (qui pourtant vient juste d'être adopté ce 19 juin):

 

- La hauteur des usines Gunboat et Outremer serait ramené à 8 mètres (??)

- Il y aurait non plus 2 ateliers côte à côte, mais 3

- L'école de voile serait ramenée côté EST (??)

 

Nous n'avons volontairement pas posé de questions, marquant ainsi notre détermination de ne pas rentrer dans leur jeu et marquant également notre volonté de ne pas discuter sur la base d'un projet construit sans que les grands mottois n'aient été consultés.

 

Nous avons simplement fait remarquer que cela resterait une verrue construite sur la mer et la plage, ce qui pour la Vigie était rédhibitoire.

 

Nous lui avons fait comprendre à plusieurs reprises que plus les grands mottois découvraient ce projet, plus un grand nombre d'entre eux étaient consternés (y compris parmi des personnes proches de la municipalité).

 

Nous avons également mis l'accent sur les très forts préjudices et nuisances que la population allait subir... mais aussi sur les risques électoraux qu'il prenait pour 2020... et au cas où il serait réélu, à coup sûr pour 2026 alors que LGM serait en plein chantier avec d'énormes nuisances dont les grands mottois ne manqueront pas de sanctionner les responsables.

 

Nous avons également abordé le plan financier de ce projet sous l'angle de la préoccupation très sensibles des grands mottois sur ce sujet.

La réponse de S. Rossignol a été : Sur le plan financier, si a un moment donné, les acteurs ne sont pas convaincus de la faisabilité, nous seront amenés à revoir notre projet... À voir !

 

Voilà pour l'essentiel.

 

Pour le reste plusieurs passent d'arme (toujours courtoisement) où nous n'avons rien lâché... et où à 3 ou 4 reprises S. Rossignol a marqué le coup. Nous en parlerons lors de nos prochaines rencontres.

 

Daniel Jourde et Jean Pic

 

 

* www.vigiegrandemotte.com

 

Merci d'en parler autour de vous et de faire connaitre notre site afin qu'un maximum de personnes s'informe de ce qui est réellement en préparation et qui dénaturerait profondément La Grande Motte

Thalassothermie Posté le 13/09/2019 - Par Daniel Jourde

Dans le dernier numéro "Ma ligne de ville", il est écrit concernant l'article sur la thalassothermie :

 

"À La Grande Motte, la concession accordée en juillet dernier à la société Dalkia pour une durée de 24 ans concernera la production d'énergie pour près de 1900 logements. L'entreprise, filiale d'EDF, va démarcher dès à présent les copropriétés afin d'engranger des promesses d'abonnements, qui doivent atteidre 80%, pour rendre l'opération viable économiquement et déclencher la phase travaux prévue pour octobre 2020."

Une concession de 24 ans sans aucune visibilté sur l'intérêt que peut susciter cette opération auprès des copropriétés existantes.

Celles qui opteraient pour cette solution de thalassothermie, seraient pied et poing liés avec un seul et unique fournisseur qui pourra imposer ses tarifs à sa convenance et sans aucune concurrence...

 

Nous publions ci-dessous une note très complète sur ce sujet de José Casademont, membre du conseil d'administration de la Vigie citoyenne.

 

Le débat est ouvert.

                                                                                    La vigie citoyenne

 

                                           _____________________________

 

NOTE SUR LA THALASSOTHERMIE A LA GRANDE MOTTE (José Casademont)

 

1 / - INTRODUCTION

Le Maire vient de ressortir l’usine de thalassothermie sur l’espace Maurice Justin, avec son intention de climatiser les 480 nouveaux logements, les bâtiments municipaux, et une trentaine de copropriétés anciennes. L’usine de thalassothermie a pour objet de récupérer la chaleur ou le froid dans la mer, et par un système de pompe à chaleur, les redistribuer dans les bâtiments qui doivent en bénéficier. L’annonce du Maire ne précise pas la puissance de cette usine, sa surface au sol, sa hauteur, le nombre de parkings supprimés, et sur quoi porte l’estimation de 8 millions d’€. On peut supposer que c’est le coût de l’usine seule, exprimé en HT. Comme l’a fait remarquer une Association Grand Mottoise, en entrant dans le Port, on aura une usine à bâbord et une usine à tribord.

 

2 / - OPPORTUNITE DE LA DECISION

La latitude de notre station ne nécessite pas une consommation importante d’énergie pour le chauffage. (Classée en zone 3 nationale, la plus tempérée). Une bonne isolation pourrait presque suffire au confort des résidents. Dans l’avenir, la climatisation froide devra peut-être se généraliser. De là à justifier la construction d’une usine de thalasso thermie ? Ca reste à prouver sur le plan de la rentabilité, comparée aux climatiseurs individuels réversibles actuels ! La Grande Motte est une station estivale, d’une capacité d’accueil de 100.000 habitants l’été, mais d’une population permanente l’hiver de 9.000 habitants environ. Seule cette population est susceptible de se raccorder à un réseau de chaleur et de froid à l’année. Or cette population est répartie de façon disparate dans différents immeubles disséminés sur toute la commune. Il faudrait donc prévoir un réseau de distribution générale dans toute la ville pour les desservir. Le coût total de cette fantaisie serait de l’ordre de 10 à 12 millions ! Et quel serait le retour de cet investissement ? Une réduction de 15% sur la facture énergétique des immeubles raccordés ! C’est ce que précise DALKIA pour la Seyne sur mer.

 

3 / - LA REFERENCE A LA SEYNE SUR MER

Le Maire prend exemple sur la Seyne sur Mer pour justifier son projet : Alors parlons-en de la Seyne sur Mer : C’est une ville ancienne, avec un centre ville ancien, qui était importante déjà au 15 ème siècle. Renommée pour ses chantiers navals, qui employaient 5 000 emplois encore en 1980. Elle a une population permanente actuelle de 65 000hab, et fait partie de l’agglomération de Toulon, 437 000 habitants, dont elle est toute proche. La partie station balnéaire de la Seyne sur Mer, « les Sablettes » ne représente que quelques milliers d’habitants, dont certains sont résidents à l’année. La prétention de l’Usine thalasso thermie est de chauffer 1 000 habitants. (Gérée par DALKIA). Comparez ces éléments avec ceux de la Grande Motte, vous trouverez l’erreur du Maire!

 

4 / - COUT DE L’ENSEMBLE DES TRAVAUX

La station est donc évaluée, prix départ, à 8 millions HT. Mais après la réalisation de l’usine, il faut :

- Réaliser les réseaux de distribution des fluides chaud et froid sur le domaine public, jusqu’aux immeubles à desservir !

- Procéder à l’exécution des raccordements ou branchements,

- En fin de travaux, il faudra refaire les voiries communales ! Pour ne desservir que les 480 nouveaux logements, il faudrait amener, au plus court, les réseaux chaud et froid, par les quais Charles De Gaule, Paul Harrys, Pompidou etc…Or ces quais ont été récemment rénovés ! Ou alors il faudra faire un écart encore plus long pour les éviter. Ainsi donc, avant même d’aller plus loin dans la réflexion, on se rend compte que le coût des travaux va atteindre des sommes considérables, les travaux de voirie étant parmi les plus coûteux pour une commune. Il y de quoi s’inquiéter sérieusement pour les dépenses !

 

5 / - ADHESION DES COPROPRIETES

Chaque copropriété devra disposer d’une « pompe à chaleur » pour utiliser les fluides chaud et froid. Ceci nécessite une installation dans une partie commune de la copropriété à trouver. Cette réalisation est à la charge de la copropriété. La décision doit être prise à la majorité en AG. Or, très peu de copropriétaires vont être favorables à cette installation car la plupart des immeubles ne sont occupés l’hiver que par 10 à 15 % de résidents, et pas tous copropriétaires d’ailleurs. Pour cette installation donc, les volontaires seront peu nombreux ! Ensuite, les fluides arrivant au pied de la copropriété, il faut les amener dans les appartements, donc nouveaux réseaux à construire dans les immeubles en passant dans les gaines palières, poser des compteurs, etc… Enfin, le chauffage individuel existant généralement dans les appartements devra être remplacé par un chauffage collectif, avec toutes les contraintes qui en découlent. Les radiateurs existant dans les appartements ne conviendront pas pour les nouveaux fluides, et pour le froid, il faudra qu’ils soient équipés d’un dispositif pour recueillir les condensats ! Autrement dit, il faudra refaire un équipement collectif complet chauffage et refroidissement, après avoir déposé l’équipement privé existant. Cela représente une dépense énorme, et je ne vois pas, dans les immeubles que je connais à la GM, une copropriété qui dégagera une majorité pour se lancer dans de tels travaux, sauf par ignorance des coûts.

 

6 / - LA FACTURATION DU SERVICE

Dans ce genre de Service, la facturation comporte 2 termes. L’un fixe, pour amortir les investissements et l'entretien, payable par tous les raccordés, qu’ils se servent ou pas des fluides. L’autre variable, en fonction de la consommation d’énergie. Donc tous les copropriétaires raccordés payeraient la partie fixe, même sans consommer d’énergie. On voit bien que cette formule est très mal adaptée à une station estivale comme la Grande Motte ! Et les 30 copropriétés à raccorder ne sont pas encore trouvées... On peut donc se poser la question de la rentabilité de l’opération en l’absence de client… !

 

7 / - NUISANCES PENDANT LES TRAVAUX

Notons au passage une nouvelle réduction notable des parkings sur Maurice Justin. Quand aux nuisances pendant les travaux, on touche à la folie ! Le chantier consistera à ouvrir toutes les voiries de la ville, bien entendu section par section, mais néanmoins pratiquement toutes les voiries seraient concernées, imaginez :

- Les rues coupées, et les déviations de désenclavement,

- Le bruit des engins,

- La poussière,

- La perturbation du stationnement, même payant, inaccessibles un certain temps, etc…

Toutes ces nuisances ajoutées à celles du Projet Ville Port… C’est la mort programmée du tourisme pendant 15 ans et une chute importante de l’économie locale! 

 

8 /- CONCLUSION

Comment expliquer qu’un Maire puisse envisager de telles dépenses et de tels chantiers dans une Station parfaitement équilibrée, récompensée par son inscription au patrimoine du XX ème siècle en 2010, pour faire baisser la facture énergétique de 15% en moyenne, (précision DALKIA à la Seyne /mer), à un millier de résidents privilégiés ? Le projet du Maire du Grau du Roi est autrement plus louable, lui qui entame la renaturation de 7 ha de terrains de l’ancien Hôpital pour en faire une coupure d’urbanisation et une promenade publique, vitrine de la résilience écologique de sa ville dans le cadre d’un projet Plan Littoral 21, financé par l’Etat 25%, l’Union Européenne 40%, et la Région 15%, soit au total 80%.

Lancer un projet de thalassothermie à la Grande Motte constituerait une faute majeure, car, son coût, ses nuisances pendant les travaux et son impact visuel négatif sur l’environnement du Port, accroîtrait le risque financier énorme pour chaque administré. Enfin, du fait de tous les travaux engagés simultanément :

- La nouvelle digue Ouest,

- L’extension sur 6ha de l’esplanade Jean Baumel,

- L’agrandissement du Port,

- Le déménagement de la zone artisanale,

- La construction de l’Usine Outremer,

- La réalisation des 480 logements,

- La promenade de plage à plage,

- Et l’usine de thalassothermie, qui s’étendront sur 10 à 15 ans, la Station, sens dessus dessous, serait abandonnée par de nombreux touristes et subirait un préjudice d’image dont elle mettrait plus d’une décennie pour se relever…

L’avenir s’annonce donc assez nuageux pour la Grande Motte! Il est important que les grands Mottois soient concients de ce risque avant qu’il ne soit trop tard.

                                                                                     José Casademont

Un avocat conseil pour la Vigie citoyenne Posté le 31/07/2019 - Par Daniel Jourde

Tom Schneider sera l'avocat conseil de la  Vigie citoyenne

Lors de notre assemblée générale du 5 juillet, nous avions indiqué notre volonté de prendre un avocat conseil : c'est chose faite.

Notre avocat a envoyé un premier courrier afin d'assoir la vigilance de la Vigie citoyenne sur trois points contestés du projet ville/port :

- l'esplanade Beaumel élargie sur la mer et la plage du Couchant, avec une emprise sur le domaine maritime et l'implantation d'usine de catamarans placée sur ce nouveau terre-plein,

- la "colline de béton" en lieu et place de la zone artisanale actuelle qui viendrait dénaturer l'oeuvre de Jean Balladur,

- le coût de ce projet inflationiste particulièrement sous-estimé

 

Lettre envoyée à Stéphan Rossignol, maire de La Grande Motte :

Lettre ouverte à Stéphan Rossignol Posté le 29/07/2019 - Par Daniel Jourde

Lettre ouverte de la Vigie citoyenne à Stéphan Rossignol

 

                                                                      La grande Motte, le 5 juillet 2019

 

Monsieur le maire,

 

Vous vous apprêtez, si on vous laisse faire, à élargir l'esplanade Baumel côté ouest sur la plage, sur la mer et en partie sur le domaine public maritime. Sur ce nouveau terre-plein vous projetez d'implanter une zone technique de 205 mètres de long sur 150 mètres de large, et de 11 mètres de haut pour la zone concernant l'industrie nautique.

Sur cette  extension en remblai (classées au PPRI en partie en zone de déferlement) vous prévoyez notamment l'implantation de l'usine de production des catamarans Outremer et Gunboat, avec tout ce que cela induit comme risques liés aux produits utilisés et à leurs stockages dans un contexte de plus en plus prégnant de la montée des eaux.

Compte tenu de toutes les préconisations concernant le bâti le long du littoral, ce projet est pure folie.

En lieu et place de la zone technique ainsi transférée, vous voulez édifier un immense quartier composé d'une multitude de tours, dont les plus hautes atteindront 40 mètres.

Des tours, Jean Balladur n'en voulait pas, une vidéo l'atteste. On le voit gommant symboliquement l'une d'entre-elle.

De même, il a toujours souhaité que la Grande Pyramide, son œuvre magistrale, soit la transition entre le Levant et leCouchant.

Dans un magnifique ouvrage du C.A.U.E. de l'Hérault préfacé par Jean Balladur, on peut lire : "La grande pyramide, haute de 15 étages, présente des formes courbes vers l'ouest et des formes plus rigides vers l'est ;  c'est ainsi qu'elle forme la transition entre le quartier du Levant et celui du Couchant" .

C'est donc ce symbole architectural que vous et vos amis allez dénaturer en implantant ces tours à proximité de la Grande Pyramide.

Ce projet que vous évaluez à 65 millions d'euros H.T. est très sous-estimé, il ne fait aucun doute que vos prévisions seront très largement dépassées.

Nous n'avons jamais vu un projet d'une telle envergure, présenté 2 ou 3 ans avant même le début des travaux, s'étalant sur une dizaine années, ne pas exploser ses coûts.

Toute l'histoire des projets grandioses des collectivités territoriales est marquée par ces dérives.

Dans ce financement des points très importants ne sont pas pris en compte et ce sont tous les habitants, mais également les diverses collectivités qui seront, le moment venu, amenés à abonder les financements de ce projet.

Si ce projet devait se réaliser, ce sont des travaux gigantesques, étalés sur une dizaine d'années, qui perturberont très fortement la vie des habitants et des commerçants.

Le plan guide que votre majorité vient de voter ce mercredi 19 juin, ne signifie pas comme vous le laissez entendre, que le projet ville/port est acté et que tout est fini.

L'adoption du plan guide est au contraire le début officiel d'un long processus jonché d'obstacles juridiques, administratifs, mais aussi politique au sens noble du terme.

Enfin, comment imaginer que des autorités compétentes puissent donner leur accord à ce projet qui va devenir de plus en plus controversé au fur et à mesure que les habitants découvriront l'ampleur de ces constructions démesurées.

Aujourd’hui, le sens de l’histoire est de sortir les industries des centres-villes, et de construire en retrait des bords de mer.

Alors que de nombreux scientifiques, des organisations environnementales, le GIEC, l'ONU et bien d'autres, nous alertent sur le changement climatique et la montée des eaux, comment pouvez-vous imaginer que votre projet, qui  va à l'encontre de ces préconisations, puisse représenter l'avenir ?

La montée des eaux est inéluctable, vous et votre équipe regardez ailleurs... vous préférez regarder du côté des bétonneurs et des promoteurs, plutôt que de préparer La Grande Motte aux multiples conséquences du changement climatique.

C'est une faute.

En restant à votre disposition, si vous le souhaitez, je vous prie de croire en notre sincère détermination.

 

Pour la Vigie Citoyenne Grand Mottoise

Le président, Daniel Jourde

 

 

Composition du conseil d'administration de la Vigie citoyenne

 

Membres du conseil d'administration suite à l'assemblée générale du 5 juillet 2019 (par ordre alphabétique) :

 

Bianchi Annie, Casademont José, Garcia Francis, Jourde Daniel, Legrand Jean-Louis, Pechard Georges, Pic Jean, Renard Michel

 

Président : Daniel Jourde

Trésorier : Jean Pic