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Le Rapport du CESER

Article proposé par JP. Pour lire le rapport complet: lien

 

Le CESER (conseil économique, social et environnemental régional est une assemblée consultative représentant les "forces vives" de la région. Il a emis un avis sur LES EFFETS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE SUR LE LITTORAL D’OCCITANIE

 

 

L’avis du CESER est centré sur la vulnérabilité et l’adaptation aux risques côtiers (érosion et submersion) et à leurs  conséquences  sur  l’urbanisation  et  les  aménagements,  la  biodiversité  (notamment  les  petits  fonds côtiers,  les  espaces  lagunaires,  dunaires  et  les  zones  humides),  l’économie  littorale  et  la  conversion  des habitudes et  comportements  de  toutes et  de  tous. La  problématique est  de  permettre  la mise en  place de conditions favorables  à  la  définition  d’une  politique  d’adaptation  des  territoires,  qui  soit  évolutive, pédagogique  et  coordonnée.  Il  s’agit  de  réduire  la  vulnérabilité  des  territoires  et  d’élaborer  des  stratégies 
globales d’adaptation s’accompagnant de la  restauration des cordons dunaires et des plages pour conserver l’attractivité de ces territoires.
De  taille modeste à l’échelle de la planète, la Méditerranée est une mer semi-fermée  fragile et  très sensible aux  modifications  climatiques  et  aux  pollutions.  L’ampleur  des  bouleversements  écologiques attendus  est encore  incertaine.  Cela  étant,  toutes  les  projections  basées  sur  les  scénarios  du  Groupement  d’experts Intergouvernemental  sur  l’Évolution  du  Changement  Climatique  (GIEC)  confirment  que  le  changement climatique constitue une menace grave pour la Méditerranée. S’y ajoutent les pollutions dont la Méditerranée constitue  un  des  points les  plus chauds. Au-delà  des  enjeux  économiques,  sociaux,  environnementaux  sans précédents, le changement climatique  sur le continent africain entraînera à  terme d’importantes migrations du sud au nord qui impacteront notre littoral.
Le réchauffement climatique, phénomène amplifié par les activités humaines, est visible à toutes les échelles. Il est essentiellement lié à de nombreuses pollutions notamment aux concentrations de gaz à effet de serre qui interviennent  sur  plusieurs  aspects  du  climat : réchauffement  des  océans,  températures  continentales moyennes en hausse et températures extrêmes, multiplication des tempêtes et augmentation de la force des vents, des pluies torrentielles, fonte des glaces…
La loi Notre, au travers des SRADDET, renforce le rôle de planificateur des Régions. La Région Occitanie a un rôlecrucial à jouer pour faire le lien entre la préoccupation à long terme de l’État et les préoccupations à court terme des collectivités littorales qui accueillent notamment 8 millions de touristes par an.
Le  CESER  après  avoir  longuement  travaillé  sur  le  sujet  au  fil  de  nombreuses  auditions  de  l’État,  d’élus, d’experts, d’universitaires et chercheurs etc, présente un avis sur cette situation inquiétante et fait plusieurs 
préconisations notamment :
1) Instaurer une gouvernance avec ses partenaires institutionnels  (État, collectivités, chambres consulaires 
et  autres  organismes  socioprofessionnels,  associations  environnementales,  observatoire,  CESER)  visant  à 
identifier,  à  quantifier  et  à  valoriser  les  risques  réels  encourus  à  moyen  et  long  terme  par  les  acteurs 
territoriaux  et  par  les  milieux  naturels  et  à  mettre  en  œuvre une  action  concertée,  coordonnée  et 
synergique de protection et d’adaptation territoriale. 
2) Cette gouvernance doit intégrer une approche de suivi et d’évaluation des politiques publiques et donc se 
doter  de  critères  et  d’indicateurs  de  suivi  qui  comprennent  les  dimensions  sociales  économiques  et 
environnementales.
3) Demander à  la  Région  de  s’inspirer,  s’appuyer,  voire  intégrer  ce  qui  est  fait localement  pour  créer  un 
observatoire scientifique régional du littoral.


Demain, nous ne pourrons pas dire « je ne savais pas ! » Toutes les études l’affirment, dans tous les cas, agir 
conjointement en anticipant la hausse du niveau marin et en limitant le changement climatique permettra 
de réduire les coûts de l’adaptation littorale et de limiter les crises.