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Ne plus augmenter le nombre de personne à risque est un devoir

Un adhérent nous écrit.


Ville-Port, « projet PHARAONIQUE » à 100 millions d'euros


Tandis que COGEDIM promeut, par des placards publicitaires dans des revues immobilières et des affiches placardées dans des stations de trams à Montpellier, « le rêve méditerranéen dans une oasis de verdure, suspendue entre ciel et mer », dans un entretien publié par « Metropolitan » le 15 septembre 2021, Stephan Rossignol persiste à défendre l'expansion de La Grande Motte. Il évoque des logements aidés et sociaux mais, après le luxueux MIND qui borde la promenade Chirac, il n'a signé que le permis de la résidence COBA. Sa vocation : offrir « une collection d'appartements aux prestations de qualité prolongés de généreuses terrasses avec jacuzzis pour certains appartements d'exception ». La merveilleuse illustration permet de bien voir la mer, notamment au delà de la zone où une colline de 40 mètres de haut doit boucher l'horizon afin que plus de 400 logements soient construits. C'est en tous petits caractères qu'il est précisé que l'image est non contractuelle.

 

Le maire n'a pas encore obtenu l'allègement du PPRI qu'il évoque le creusement de deux bassins pour accueillir 400 bateaux, une halle nautique en bord de plage " en fait une usine", une colline d'immeubles s'élevant à 40 mètres de haut, un parking de 800 voitures en zone verte.
Naguère, un dessin animé japonais a lancé les merveilleuses aventures au pays de Candy. On peut craindre qu'au pays de Stephan Rossignol, le merveilleux avenir ne se termine que par des catastrophes dont on peut simplement souhaiter qu'elles n'aient pas l'ampleur de celle de Fukushima.
Le maire de La Grande Motte se confie à des journalistes obligeants mais il ne doit pas lire les pleines pages payées par le gouvernement pour rappeler les dangers des pluies intenses et les trois séries de dangers qui menacent les habitants en Occitanie : des phénomènes localement dangereux, des phénomènes dangereux et étendus, des phénomènes dangereux d'intensité exceptionnelle.
S'il fut chiraquien, M. Rossignol veut oublier les propos du président Chirac : notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Le maire tentera peut-être l'humour pour dire que l'eau éteindra le feu mais beaucoup de ce qui contribue à la dégradation de la planète terre est contenu dans ses projets municipaux.
La grande enquête parue dans le numéro 1727 de La Gazette, daté 22-28 juillet 2021, a dûéchapper à la municipalité grand-mottoise. On y découvre en effet les éléments suivants
- la vulnérabilité du territoire qui augmente avec des inondations plus fréquentes
- la hausse du niveau de la mer qui est inexorable ce qui provoquera des débordements
- la stabilité du littoral menacée par l'érosion
Dès lors que ces éléments sont incontestables, ne serait-il pas temps pour M. Rossignol, son équipe et les affairistes soucieux de profits immédiats de renoncer aux éléments les plus fâcheux de leurs projets. Et n'est-il pas temps aussi pour les représentants de l'État de rappeler les lois et règlements qui régissent le littoral français menacé ?
Vouloir construire une usine sur le domaine public maritime est d'une audace scandaleuse.
NE PLUS AUGMENTER LE NOMBRE DE PERSONNES EN ZONE DE RISQUE est un DEVOIR.
La protection des paysages ayant acquis valeur constitutionnelle, chaque citoyen conscient doit se mobiliser pour empêcher que la ville de Jean Balladur soit détruite par des spéculateurs.