La Vigie Citoyenne Grand-Mottoise
association déclarée à la Préfecture de l'Hérault sous le N° W34019831.
Procès-verbal de l'assemblée générale du 01/07/2018
Conformément à ses statuts, l'assemblée générale ordinaire de l'association s'est réunie le 01/07/2018 dans le salon Eden du Pasino de La Grande-Motte. 93 adhérents ont signé la feuille de présence tandis que 38 étaient représentés et que 5 copropriétés comptant 580 familles avaient adhéré collectivement et désigné un membre de leur conseil syndical pour les représenter. De nombreuses personnes avaient en outre été invitées à assister en auditeurs libres aux débats et témoignaient par leur présence des préoccupations des Grand-Mottois quant à l'avenir de leur environnement urbain.
Claude Delhoume, président de l'association depuis sa fondation en 2016, a ouvert les débats à 15 heures en soulignant l'honneur et le plaisir qu'il ressentait en constatant une telle affluence. Il y voit le signe d'une adhésion profonde aux valeurs qui ont justifié la création de l'association : il s'agit en effet d'une noble cause, d'une volonté qui nous grandit ; défendre la beauté d'un paysage, l'agrément d'un cadre de vie, une œuvre architecturale et urbaine labellisée comme « architecture contemporaine remarquable » (nouveau label succédant à celui de « patrimoine du vingtième siècle ») et « grand site d'Occitanie », veiller enfin à la valeur de nos immeubles et aux dérives éventuelles de la fiscalité locale, tout cela n'a rien d'un combat médiocre et notre association peut être fière de le mener sans se compromettre dans les rivalités politiciennes locales. Il ajoute qu' il quittera la présidence de l'association au terme de cette assemblée pour des raisons strictement personnelles, ne doutant nullement de l'engagement de celle ou celui qui lui succédera pour défendre les mêmes valeurs.
Il aborde ensuite l'ordre du jour :
1/ Activité de l'association depuis juillet 2017 :
Après l'adoption du PLU au printemps 2017, PLU sur lequel notre association avait enregistré avec plaisir d'importantes inflexions par rapport au projet initial, les dirigeants de l'association ont concentré leur action sur l'analyse du projet ville-port, sur la diffusion massive d'un tract dénonçant de lourdes menaces sur notre cadre de vie, sur des interventions auprès des autorités susceptibles d'influencer les projets portuaires et urbains et sur la recherche d'informations relatives au projet final d'aménagement du port et de ses rives.
11/ Analyse critique du projet ville-port :
Ce projet apparaissait dans le cahier des charges soumis aux candidats à sa maîtrise d’œuvre et dans divers dossiers qui l'avaient précédé. Cela nous a permis de le faire connaître au travers de notes ou billets d'humeur diffusés sur notre blog puis notre site Internet, ainsi que par des lettres à nos adhérents privés de mail.
Nos critiques essentielles portaient sur les sujets suivants :
Par le bétonnage généralisé de la ville prévu dans le PLU et envisagé sur les rives du port, la qualité intrinsèque d'un site remarquable, souvent qualifié de monument urbain ou de ville-paysage, est puissamment menacée et la vocation touristique de la ville risque de s'en ressentir.
L'esquisse du projet ville-port a été conçue sans concertation avec les Grand-Mottois, les débats relatifs au PLU ayant montré un fort rejet de constructions massives autour du port, le paysage dessiné par Jean Balladur ne pouvant supporter de lourdes amputations.
Combler deux hectares du port actuel pour créer à côté un bassin de six hectares symbolise le gaspillage des deniers publics et la médiocrité du projet initial d'extension portuaire.
Créer de nouvelles résidences alors que 15 000 logements restent vides 10 mois sur 12 ne constitue manifestement pas un investissement prioritaire. Les destiner à des cadres à très hauts revenus en fera essentiellement des résidences secondaires, sans effets sur l'animation urbaine en basse saison.
La suppression d'un grand pan de plage à l'entrée du Couchant, ainsi que de la zone de kite-surf qui la jouxte, appelle une compensation réaliste, l'absence de parking à proximité apparaissant comme un lourd handicap pour des activités exigeant le transport de matériels.
Le transfert des entreprises de la zone actuelle d'activité portuaire vers le terre-plein Ouest paraît inutilement coûteux (12 à 13 millions à la charge du port et donc de la ville) et amputera gravement le paysage, vu de la ville comme de la mer, montrant le peu de cas réservé aux panoramas dessinés par Jean Balladur, concepteur génial de la cité.
La suppression du grand parking public sur le terre-plein Ouest et la diminution des places réservées aux véhicules des plaisanciers vont poser un gros problème de stationnement, l'environnement boisé de la commune ne devant pas souffrir d'amputations à ce titre.
Enfin, le financement de l'ensemble paraît risqué, la prévision de 42 millions pour le projet ville-port manquant manifestement de réalisme selon tous les experts consultés.
12/ La diffusion massive d'un tract d'alerte en novembre et décembre 2017 :
Ce tract avait d'abord le mérite d'illustrer par un montage photographique l'impact sur le paysage portuaire du transfert des entreprises tel que conçu par la municipalité. Il constituait par là une alerte puissante destinée à éveiller l'attention de Grand-Mottois privés d'informations crédibles sur le sujet. Accompagné de commentaires tranchants, il a été diffusé à 5000 exemplaires sur la ville et tous les adhérents munis de mail l'ont reçu.
Il a atteint son but en créant notamment un profond émoi au sein de la municipalité, le maire consacrant l'essentiel de ses nombreux discours de décembre et janvier à accuser « La Vigie » de déclarations mensongères et son premier dirigeant d'agitateur poursuivant des objectifs politiciens. Une association de soutien au maire allait même jusqu'à qualifier notre association de « pirate » et à caricaturer son président en forban sans scrupule.
La vivacité de ces réactions témoignait de la qualité de notre message d'alerte et nul doute que les derniers candidats à la maîtrise d’œuvre du projet ville-port y ont été sensibles.
13/ De nombreuses interventions écrites auprès des autorités susceptibles d'influencer le projet :
Le conseil d'administration de l'association ne s'accordait pas sur l'idée de présenter un contre-projet et son action risquait d'être paralysée aussi longtemps que le projet final de la municipalité ne serait pas publié. Refusant par principe une passivité qui pouvait être interprétée comme une indifférence à l'avenir de la ville et de son port de plaisance, le président de l'association a décidé alors d'intervenir en son nom personnel auprès d'une série de responsables qui pouvaient peser puissamment sur le contenu du projet ville-port.
Dès le 09/12/2017, une longue lettre au maire justifiait notre action et l'ensemble de nos propos, lui signifiant que toutes nos informations provenaient de ses propres dossiers et que la virulence de notre tract était à la hauteur de l'agression ressentie dans le contenu du projet initial.
Ensuite, tout au long des mois de janvier et février, des courriers très argumentés ont été adressés d'abord au maire et à tous ses adjoints ainsi qu'au conseiller délégué au port, puis à toutes les autorités régionales telles que l'Architecte des Bâtiments de France, le Président du conseil régional de l'Ordre des Architectes, l'architecte-conseil auprès du directeur départemental de l'équipement, la Présidente de la Région Occitanie...
Ces courriers avaient le mérite de ne pas se limiter à une analyse critique du projet mais de formuler des suggestions personnelles, des propositions qui tendaient à montrer que les objectifs les plus nobles du projet (l'extension du port, le développement économique, la revitalisation démographique) pouvaient être atteints sans sacrifier le paysage portuaire et le cadre urbain. Sans prétention particulière, nous montrions ainsi que des solutions alternatives méritaient d'être étudiées, ce qui serait d'ailleurs conforme à la Loi relative à la protection des paysages.
A cet égard, il nous a été reproché de ne pas amplifier l'effet de ces interventions par un suivi plus pressant et plus personnalisé, notamment auprès de la Présidente de Région, mais chacun peut comprendre que notre association est dirigée par des bénévoles qui ne peuvent y consacrer qu'une partie de leurs disponibilités. Dans le même sens, nous n'avons sans-doute pas assez utilisé les réseaux sociaux sur Internet, mais ils demandent aussi beaucoup de temps et les initiatives les plus louables en ce domaine appellent un certain contrôle central sous peine d'irresponsabilité.
14/ La recherche d'informations sur le projet final et son cadre financier :
Tout au long de l'année, des dirigeants de « la Vigie » ont assisté aux conseils municipaux afin de glaner des informations sur l'avancement de divers projets urbains et sur leur coût prévisible. Ils constataient ainsi que les projets se succédaient (Front de mer, réseau de thalasso-thermie, ville-port...) et que des demandes de subventions les accompagnaient, sans qu'un cadrage financier englobe l'ensemble et cerne de façon réaliste la pression fiscale qui pourrait en résulter.
A compter du 23 avril, date du choix du maître d’œuvre du projet ville-port, ils ont cherché des informations sur le lauréat du concours et sur les grandes lignes de son projet, s'étonnant que la municipalité attende plus de deux mois pour révéler ces dernières. Ce long délai traduisait-il la crainte de vives réactions face à un projet conçu hors de toute concertation ?S'agissait-il d'attendre la période estivale pour diluer ces réactions et mettre le public devant le fait accompli ?...En la matière, l'habileté politique n'est pas le signe d'un grand élan démocratique.
2/ Le projet actuel améliore le zonage initial mais maintient des choix contestables :
Dès le début juin et par divers canaux plus ou moins « confidentiels », le conseil de l'association a pu cerner les principales caractéristiques du projet établi par le maître d’œuvre, et si le zonage désormais proposé améliore le projet initial, les craintes déjà exprimées conservent toute leur pertinence.
21/ François Leclercq, architecte urbaniste de renom, a heureusement modifié le zonage conçu par les services locaux :
Selon les informations données par le maire devant la Régie du port, son projet ne retient pas l'idée de combler deux hectares du port actuel et propose de créer deux nouveaux bassins encadrant une presqu'île, l'un longeant l'avenue Fages entre le centre commercial du Miramar et le rond-point qui jouxte le quartier du Couchant et la rue des Voiliers, l'autre étant obtenu par le déport vers l'Ouest de la digue existante. Au total, 400 places seraient créées dans le port. Manifestement, le bassin bordant l'avenue Fages et prolongeant le quai Tabarly aurait le mérite d'offrir un paysage portuaire agréable aux résidences programmées le long de cette avenue.
La presqu'île entre les deux nouveaux bassins recevrait la plupart des entreprises actuellement implantées sur la zone d'activité, ainsi que le nouveau pôle nautique et l'hôtel « côté mer » préexistant.
Enfin, après le creusement des nouveaux bassins et le transfert des entreprises, des nouvelles résidences seraient érigées sur l'ancienne zone d'activité et recevraient de 500 à 550 logements ainsi que des commerces ou services.
22/ Les vertus du nouveau zonage n'effacent pas les craintes déjà exprimées :
Le transfert des entreprises et leur agrandissement massif aux frais de la ville aboutira nécessairement à obstruer une grande part du paysage portuaire dans un secteur où la hauteur maximale de tout édifice avait été limitée à 5 mètres par le concepteur de la cité. Les demandes des entreprises entérinées par la ville dans le cahier des charges tendent à élever les ateliers jusqu'à 11 mètres, voire plus si les bureaux sont surajoutés afin de gagner de la place au sol. De plus, les entreprises se verraient offrir 18 500 mètres carrés bâtis afin de compenser la destruction des 7 500 mètres carrés occupés aujourd'hui. Certaines, qui n'ont aucun local ou peu de surfaces (78 mètres carrés pour l'une) recevraient jusqu'à 1000 mètres carrés de bâtiments, sans que l'on perçoive la justification d'une telle générosité de la ville.
Certes, François Leclercq a indiqué qu'il n'appréciait guère la forme de « boites à chaussures » des bâtiments industriels et commerciaux actuels et qu'il entendait produire un ensemble plus esthétique, mais l'érection de hangars couvrant près de deux hectares sur la presqu'île centrale amputera immanquablement le panorama cher à Jean Balladur comme à tous les Grand-Mottois.
Les nouvelles résidences accueillant au moins 500 logements de bonne taille amputeront sans aucun doute le panorama des immeubles voisins :
Toujours selon les informations qui ont pu « fuiter » et qui doivent être accueillies avec prudence, les résidences programmées devraient, par leur masse, donner au navigateur abordant la ville l'impression d 'une « colline de béton » s'intercalant entre La Grande Pyramide et les premiers immeubles du Couchant, épousant l'horizon tel que perçu par Jean Balladur. Cette volonté d'harmonie avec l'horizon naturel est recevable mais la densité et la hauteur des immeubles formant cette colline diminueront considérablement la vue vers l'Ouest des résidents de La Grande Pyramide et priveront probablement du soleil matinal les résidences longeant actuellement la rue des Voiliers.
Certes, une conception en gradins pourra atténuer cet impact regrettable, mais personne ne peut oublier que le projet initial annonçait des immeubles « plafonnant » à 6 ou 7 étages alors que le programme actuel « double la mise ».
La suppression d'un grand parking en limite du port et des plages du Couchant créera un réel problème, dans une ville touristique qui n'est pas desservie par des transports publics performants. Certes, l'architecte a fait connaître son intention d'organiser un lieu de promenade allant de plage en plage, et c'est bien, mais comment viendront les très nombreux promeneurs ne résidant pas sur place ?...et où pourront se garer les amateurs de kite-surf transportant un matériel encombrant ?...
3/ L'impact financier des divers projets communaux paraît mal estimé :
Le projet ville-port était annoncé fin 2017 pour 42 millions, mais personne ne peut oublier que la Chambre Régionale des Comptes l'estimait à 77 millions en 2011, ce qui comprenait le coût d'un Théâtre de la mer mais excluait celui du transfert massif des entreprises. Début 2016, l'un des premiers responsables de l'équipe municipale avançait la somme de 80 millions pour le programme actuel. Des experts en matière d'aménagements portuaires évoquaient pour leur part un investissement minimum de 100 millions. A noter que la reconstruction du pôle nautique était estimée en 2017 à 3,6 millions TTC et que le conseil municipal vient d'approuver à ce titre une dépense de 5,2 millions TTC, entérinant ainsi une majoration de 45% par rapport aux prévisions initiales. Ces dernières ayant toutes été réalisées par le même service, il semble réaliste de considérer que le projet ville-port devrait coûter à lui seul au moins 61 millions hors taxes, soit 73 millions TTC, ce qui n'inclut plus le coût de reconstruction du Pôle nautique (5,2 millions) comme prévu au départ.
La rénovation du Front de mer est estimée à 9 millions hors taxes pour sa première tranche, et le réseau de thalasso-thermie était prévu pour 8 millions hors taxes en 2017 .
Et quels crédits devront-ils être engagés pour reconstituer des parkings, aménager des circulations, adapter le mobilier urbain, etc ?...
Une simple addition conduit à un total voisin de 100 millions. Certes, des subventions initiales importantes sont attendues par la mairie (20 à 25 pour la partie ville-port, dans le cadre du Plan Littoral 21), et la vente (20 à 25 millions) puis l'amodiation des terrains apporteront des ressources, mais la ville sera-t-elle capable de supporter un solde important, et les contribuables ne devront-ils pas un jour être appelés à la rescousse pour couvrir un endettement excessif ?...La crainte paraît particulièrement fondée, dans la mesure où l'expérience est riche de douloureuses dérives financières pour des investissements du même ordre.
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En conclusion, Claude Delhoume exhorte tous les membres de La Vigie Citoyenne Grand-Mottoise à se montrer à la hauteur de l'objet social de leur association :
Qu'ils soient vigilants quant à la réalité du projet présenté par la municipalité et l'architecte de l'opération, en ne se laissant pas abuser par quelques belles images, des promesses sans lendemain, des paroles sans engagement formel ;
Qu'ils soient citoyens en participant pleinement aux concertations prévues à l'automne, en suggérant ou exigeant des solutions alternatives relatives aux points les plus contestables ;
Qu'ils soient Grand-Mottois et fiers de leur ville-paysage, se rangeant sans complaisance parmi ses premiers défenseurs.
Après ce long exposé, il passe la parole à Jean Pic, trésorier de l'association, qui tient à remercier d'abord son président fondateur pour l'ensemble de son action de défense d'un cadre de vie cher à tous. Il note que les alertes lancées par notre association paraissent particulièrement redoutées dans la mesure où des actions de déstabilisation ont été entreprises très récemment à son encontre, par le jeu d'un informateur anonyme diffusant de fausses nouvelles sur Internet.
Le trésorier fait ensuite le point sur la situation financière au 30 juin, même si l'exercice comptable couvre l'année civile :
2140 € de cotisations se sont ajoutées aux ressources acquises fin juin 2017, tandis que 765,05 € figuraient en dépenses entre cette date et le 30/06/2018, avec notamment 315 € pour les fournitures, 108 pour l'assurance, 200 pour la location de la salle nécessaire à la tenue de l'assemblée générale et 60,75 € au titre des frais bancaires. Le solde sur les 12 derniers mois est donc positif avec 1374,95 € qui viennent s'ajouter aux ressources préexistantes et permettent à l'association de disposer de 5276,98 € au 30/06/2018.
Jean Pic estime que cette situation financière est saine et permet d'envisager, comme le propose la résolution N° 31 figurant à l'ordre du jour, la consultation d'un juriste sur les points les plus contestables du projet ville-port. Par contre, ces ressources ne lui paraissent pas suffisantes pour adopter dès maintenant la résolution N°32 mandatant le président de l'association pour former un recours devant le Tribunal administratif. Si le besoin s'en faisait sentir avant la fin de 2018, il conviendrait de réunir une assemblée générale extraordinaire pour en décider. Au terme de ce rapport, les comptes sont approuvés à l'unanimité.
Conformément à l'ordre du jour, un débat est alors organisé sur les orientations à mettre en œuvre dans les prochains mois, notamment lors de la présentation officielle du projet municipal et au cours des diverses phases de concertation prévues à l'automne.
Anne Gouin, notamment, milite pour un rejet sans nuances du projet ville-port, les arguments du maire tenant à l'évolution nécessaire de la ville ne lui paraissant nullement fondés.
Georges Péchard, membre du conseil de l'association, souhaite qu'une étude juridique précise menée par un spécialiste des questions liées à l'urbanisme et à l'environnement soit menée sans tarder afin de pouvoir envisager des recours en justice avec de sérieuses chances de succès.
Daniel Jourde craint que les phases de concertation annoncées ne soient qu'illusoires et propose de créer de puissants rapports de forces avant d'envisager des compromis de fond.
George Roche aimerait savoir jusqu'à quelle date nos propositions alternatives ou notre opposition pourront être entendues.
Gérard Beurivé incite les adhérents à participer très activement aux phases de concertation afin que le commissaire-enquêteur qui interviendra lors de l'enquête d'utilité publique soit sensible à l'abondance des contestations.
Josette Gazu souhaite que chaque point du projet ville-port soit examiné quant à sa faisabilité au regard de la Loi, craignant des manipulations de l'opinion par des édiles municipaux.
Enfin, une intervenante se déclare plutôt favorable à l'extension du port mais estime que le reste du projet doit être repoussé, ce qui recueille un large assentiment dans l'assistance.
Au terme de ce débat, les résolutions N° 31 et 33 proposées dans la convocation de l'assemblée générale sont adoptées à l'unanimité tandis que la résolution N°32 est rejetée avec le même score.
Résolution N°31 : L'assemblée générale mandate le président de l'association pour faire appel, si le conseil d'administration le juge opportun et dans la limite des ressources disponibles, à un avocat spécialiste du droit de l'urbanisme et de l'environnement qui sera chargé d'étudier les diverses actions juridiques envisageables à l'encontre des décisions administratives mettant en œuvre le projet ville-port à La Grande-Motte.
Résolution N°33 : Afin de pouvoir mettre en œuvre la résolution N°31 précitée, la cotisation annuelle de membre actif est portée à 20 € à partir du 01/01/2019.
Aucune question diverse n'étant évoquée, il est procédé à l'élection des membres du conseil d'administration. Elus en 2016 pour deux ans, Francis Garcia, Jean-Louis Legrand, Georges Péchard, Jean Pic et Mireille Regeste souhaitent poursuivre leur action au sein du conseil et sont réélus à l'unanimité, Michel Bianchi et Claude Delhoume ne se représentant pas.
Gérard Beurivé, José-Pierre Casademont et William Viste, élus en 2017, demeurent membres de ce conseil.
Enfin, Daniel Jourde souhaite militer activement au sein du conseil et est élu à l'unanimité.
L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée par le président à 17 heures.
Se réunissant immédiatement à la suite de cette assemblée, le bureau a élu à l'unanimité son nouveau président M. Daniel Jourde ainsi que son trésorier M. Jean Pic.
Claude Delhoume,
président de l'association.