Nous continuons le combat. Posté le 05/11/2023 - Par JPC et MR
La lourde et cruelle actualité internationale pourrait nous inciter à considérer que les projets d’aménagement de La Grande Motte sont secondaires et ne méritent pas notre attention. Nous avons peu de poids sur l’actualité internationale. En revanche nous avons fait le choix de La Grande Motte pour notre résidence principale, notre résidence secondaire ou nos séjours de vacances, en sachant ce que cette remarquable station devait à LA MISSION RACINE et à son architecte Jean BALLADUR. Nous estimons que nous sommes légitimes à nous exprimer sachant que cet héritage est menacé.
Le Maire de la Grande Motte persiste à dérouler son Projet Ville-Port. Même s’il prétend l’avoir revu à la baisse, son objectif continue à être contraire à l’esprit qui a donné son âme à la station.
D’autant que les réalisations récentes (LES TORTUES, COBA et, prochainement, l’immeuble qui remplacera le théâtre de verdure) autorisées par l’actuelle municipalité, peinent à nous convaincre de leur parenté avec « l’esprit BALLADUR » !
Quant aux aménagements en cours du quai POMPIDOU qui présentent quelques progrès dans l’esthétique des espaces commerciaux, ils sont très minéraux et on y retrouve les sempiternels et anachroniques palmiers caribéens alors qu’il aurait été plus judicieux de reprendre la liste des végétaux éligibles produite par l’équipe Balladur, quitte à la réactualiser en vue du réchauffement climatique pour en faire une véritable ombrière estivale
RAPPEL :
Le projet initial prévoyait.
- L’agrandissement du port .400 anneaux supplémentaires derrière une nouvelle digue et le réaménagement d’une zone technique gagnée sur la plage !
- la requalification des espaces publics autour du port permettant de relier les quartiers du Levant et du Couchant,
- la réalisation d’un programme immobilier de 480 logements à la place de l’actuelle zone artisanale rebaptisée « la colline ».
Ce projet avait été voté en 2018 pour un montant de 63M€ ; il se montait à au moins 140 M€ en 2023 sans qu’on puisse distinguer ce qui justifiait cette augmentation
N’ayant pu obtenir les financements publics qui lui auraient permis de le réaliser, le maire l’a donc ajourné et il en propose aujourd’hui une version « allégée » qui appelle les remarques suivantes :
- L’extension du port est abandonnée.
- Le transfert des activités artisanales sur la plage est abandonné mais leur transfert sur la presqu’ile BAUMEL avec une halle de 3200 m² de surface sur 9 m de haut est maintenu.
- La liaison Est-Ouest est en cours ; on peut donc en déduire qu’elle n’était pas un élément déterminant du projet et qu’elle n’y figurait que comme un habillage !
- La réalisation d’un programme immobilier est maintenue avec un objectif recalé à 240 logements dans un nombre encore imprécis de tours à proximité immédiate de la Grande Pyramide.
Malgré les efforts que déploie le maire pour accréditer l’idée qu’il s’agirait de la poursuite de la Mission Racine (elle a existé et a fonctionné du 18 juin 1963 au 31 décembre 1982) et l’énergie qu’il mobilise pour faire croire qu’il est l’héritier de Jean BALLADUR alors qu’il en ignore le testament architectural, il ne s’agit finalement ici que d’un vulgaire projet immobilier comme en portaient les maires de villes moyennes candidates à l’expansion dans les années 70/80 !
Doit-on prendre le risque de défigurer la station pour gagner 240 logements ?
Comment peut-on être sûrs que ces logements seront acquis par des familles qui conforteront les commerces et dont les enfants sauveront les écoles et les collèges ?
Le préfet de l’Hérault vient d’annoncer qu’Etat et Région s’apprêtaient à financer des programmes de réhabilitation et d’agrandissement des appartements de loisirs dans le même temps où des restrictions seraient imposées aux construction sur le littoral !
Est-il toujours autant nécessaire d’avoir sollicité une modification du PPRI dont la principale conséquence est de fragiliser l’ensemble de la station contre les effets du réchauffement climatique sur le niveau de la mer ?
Le maire va-t-il enfin comprendre que les mesures environnementales ne sont pas punitives mais qu’elles font désormais partie de la demande normale de nos concitoyens ?
On voudrait nous faire croire que c'en est fini, que puisque la plage est maintenue alors tout va bien. Les Grand-Mottois ne comprennent pas encore les bouleversements importants dans leur vie de tous les jours qui surviendraient si ce projet venait à terme.
Nous continuons le combat.

