Retour dans les année 70 Posté le 12/03/2023 - Par MICHEL RENARD
A l’heure où le réchauffement climatique et l'effondrement de la biodiversité amorcent des crises sans précédent, la ville de la Grande Motte persiste dans un projet obsolète qui rappelle ceux qui avaient cours dans les années 1970. Non seulement l’extension prévue du port implique la disparition d’une plage et de petits fonds marins indispensables à la conservation de la biodiversité marine, mais elle s’accompagne aussi de l’installation d’une zone industrialo-portuaire soumise aux risques de submersion et potentiellement polluante du fait de ses activités . La colline annoncée ne sera rien d’autre qu'une hérésie architecturale de 12 immeubles d'au moins 10 étages
Malgré les réserves notables de l'Autorité Environnementale sur la modification du PPRi, l'avis négatif du Conseil National de Protection de la Nature, (voir notre rubrique Avis du CNPN), le maire de la Grande Motte maintient son projet. Il entend ne tenir aucun compte des avis de ces instances (voir dans la rubrique "lu dans la Presse" l'article du 18 février), de même qu'il n'a pas voulu que sa commune soit inscrite dans la liste des territoires concernés par l'érosion côtière. En sa qualité de président de l'agglomération du Pays de l'Or, il affirme que, dans la commune limitrophe, quelques mesures de protection suffiront à stopper « l'avancée de la mer » !
Le maire vient cependant d'avouer avoir « mis le projet Ville-Port un peu en pause » en attendant « des engagements fermes et définitifs » de la région Occitanie et de l'État. Nous contactons donc la Présidente de la Région Occitanie et différents ministres afin qu'ils ne déboquent aucun crédit pour ce projet qui violerait l'article 3 de la charte de l'Environnement qui prévoit que chacun doit prévenir les atteintes portées à l'environnement ou au moins en limiter les conséquences.
Une pause n’est pas un abandon, la partie portuaire n’est qu’une partie du projet et, exprimées de cette façon, les déclarations du maire alimentent spéculations et rumeurs contradictoires qui ne constituent en aucune façon, ni une réponse aux questions légitimes de ses administrés, ni un motif de démobilisation.
La Vigie Citoyenne Grand Mottoise continue le combat

