A grand renfort de communication, le Maire de la Grande Motte se lance dans le nouvel acte de son projet.
Seul avantage par rapport au précédent, la plage qui devait être suprimée, est conservée. La digue ouest n'est plus déplacée mais consolidée. Le port n'est plus agrandi mais modernisé.
Le Maire de la Grande Motte persiste à dérouler son Projet Ville-Port.
Même s’il prétend l’avoir revu à la baisse, son objectif continue à être contraire à l’esprit qui a donné son âme à la station.
Nous continuons donc le combat.
D’autant que les réalisations récentes (LES TORTUES, COBA et, prochainement, l’immeuble qui remplacera le théâtre de verdure….) autorisées par l’actuelle municipalité peinent à nous convaincre de leur parenté avec « l’esprit BALLADUR » !
Quant aux aménagements en cours du quai POMPIDOU qui présentent quelques progrès dans l’esthétique des espaces commerciaux, ils sont très minéraux et on y retrouve les sempiternels et anachroniques palmiers caribéens alors qu’il aurait été plus judicieux de reprendre la liste des végétaux éligibles produite par l’équipe Balladur ,quitte à la réactualiser en vue du réchauffement climatique pour en faire une véritable ombrière estivale
Malgré les efforts que déploie le maire pour accréditer l’idée qu’il s’agirait de la poursuite de la Mission Racine ( Elle a existé et a fonctionné du 18 juin 1963 au 31 décembre 1982) et l’énergie qu’il mobilise pour faire croire qu’il est l’héritier de Jean BALLADUR alors qu’il en ignore le testament architectural, il ne s’agit finalement ici que d’un vulgaire projet immobilier comme en portaient les maires de villes moyennes candidates à l’expansion dans les années 70/80.
Doit-on prendre le risque de défigurer la station pour gagner 240 logements ?
Comment peut-on être sûrs que ces logements seront acquis par des familles qui conforteront les commerces et dont les enfants sauveront les écoles et les collèges ?
Le préfet de l’Hérault vient d’annoncer qu’Etat et Région s’apprêtaient à financer des programmes de réhabilitation et d’agrandissement des appartements de loisirs dans le même temps où des restrictions seraient imposées aux construction sur le littoral !
Est-il toujours autant nécessaire d’avoir sollicité une modification du PPRI dont la principale conséquence est de fragiliser l’ensemble de la station contre les effets du réchauffement climatique sur le niveau de la mer ?
Le maire va-t-il enfin comprendre que les mesures environnementales ne sont pas punitives mais qu’elles font désormais partie de la demande normale de nos concitoyens ?

