Notre objectif :

Défendre l'identité urbaine, architecturale et environnementale de la ville de LA GRANDE MOTTE,

identité fondatrice de la qualité de vie dans cette cité.

Les membres fondateurs de notre association et ses animateurs n'ont aucune ambition politique locale. Ils ne combattent ni un homme ni son équipe. Très attachés aux grandes lignes urbanistiques, architecturales et environnementales de La Grande Motte, telles que définies par Jean BALLADUR, concepteur de la station, ils entendent sauvegarder l'art de vivre dans le cadre exceptionnel où ils ont choisi de vivre.

Leurs publications ne laisseront aucune place aux attaques partisanes. L'intérêt commun est leur seul objectif. Cela ne devrait inquiéter aucune personne de bonne volonté.

Le projet « ville-port » et les rencontres avec le maire.

 

Le maire de La Grande-Motte organise depuis le 06/04/2018 des échanges avec la population de la ville. La réunion du 13/04 avait trait au Centre-ville et au Port, et la nombreuse assistance témoignait de l’intérêt attaché à notre cadre de vie actuel et à son évolution prévisible.

Au delà des questions traditionnelles relatives à la fiscalité locale, à la propreté insuffisante de la ville, aux carences sur le stationnement ou la circulation des personnes handicapées, aux effets du stationnement payant, à la difficile cohabitation entre les piétons et les divers engins roulants sur les trottoirs, les quais et les divers lieux de promenade, ou encore à l’abattage des arbres dangereux, quels sont les enseignements de cette rencontre ?…

 

Le maire, naturellement satisfait de son œuvre, a rappelé son attachement « à une montée en gamme » de la ville dans divers domaines (hôtellerie, notamment, décoration florale…), estimant à juste titre que les labels de « ville-patrimoine du XXème siècle » et de « Grand Site d’Occitanie » l’incitaient à un effort de qualité toujours plus grand. Il nous a appris que la démolition de l’ancien Casino débuterait à la mi-mai 2018 et que les travaux s’achèveraient au premier trimestre 2020. La rénovation du Front de Mer devrait reprendre à l’automne et se réaliser après concertation avec les seuls commerçants du secteur, la promenade devant être embellie et élargie. Quant au projet « ville-port », il nous a demandé de patienter encore un mois afin de connaître l’équipe d’architecture retenue et les grandes lignes de ses propositions, oubliant de mentionner que le cahier des charges fixé par la municipalité définissait un zonage très contraignant et, selon nous, très dommageable.

 

Au nom de notre association, et avec le soutien éclairé de l’un de nos membres, j’ai exprimé notre perplexité quant au premier bilan annuel du PLU, notre profonde inquiétude relative au projet « ville-port » et notre souhait d’être entendus quant aux meilleurs moyens d’atteindre les objectifs les plus largement partagés par la population.

Après 10 années de préparation, il semblait en effet que le PLU adopté en mars 2017 ne provoquait aucune mise en chantier, alors que l’engagement municipal de 150 logements locatifs sociaux construits avant 2020 tendait à redresser la structure démographique locale et les effectifs scolaires. Selon le maire, l’exigence de 30 % de logements sociaux dans les nouveaux programmes ne décourage en rien les promoteurs immobiliers qui offrent des prix d’achat du foncier très intéressants.

Notre inquiétude fondamentale tient au zonage défini par la mairie pour le projet « ville-port », qui prévoit impérativement que toutes les entreprises de la zone portuaire actuelle, à l’exception du magasin Lidl, seront transférées sur l’esplanade Baumel pour y être largement agrandies. A l’évidence, compte tenu des dimensions de ces entreprises, ce transfert constituera un mur barrant tout l’horizon portuaire. Le maire n’entend en rien renoncer à ce transfert, considérant que les résidences nouvelles respecteront les « lignes balladuriennes » et ignorant délibérément nos suggestions quant au paysage et à la beauté du panorama.

 

Confrontés à ce refus manifeste de concertation, il nous reste à renforcer notre résistance : le maire affirmant que sa réélection vaudra approbation de son projet, les prochaines élections municipales seront cruciales à cet égard, mais quelle que soit leur issue, les recours juridiques contre la modification préalable du PLU, les permis de construire, les amodiations pour les entreprises, nous donneront enfin les moyens de bloquer les décisions les plus dommageables. Il convient de nous y préparer avec détermination et persévérance, et je ne doute pas des qualités de mon successeur à cet égard.

 

Claude Delhoume.


Ajouté le 14/04/2018 par CD - 5 réactions

L’arrivée du printemps risque fort d’être déprimante pour tous les Grands-Mottois qui aiment cette cité ville attachante par l’originalité de sa conception architecturale, urbaine et environnementale, de renommée internationale et distinguée à juste titre par le label de « ville patrimoine du vingtième siècle ».

 

En effet, les quatre équipes mises en concurrence pour concevoir la mise en œuvre du « projet ville-port » doivent maintenant présenter leurs travaux mais, quels que soient leurs talents, elles auront été bridées par le zonage défini par la mairie qui leur a imposé trop de contraintes spatiales : ce zonage, d’ailleurs contraire au PLU récemment adopté, prévoit la création d’un bassin portuaire de 6 hectares mais comble 2 hectares du port existant afin d’agrandir le terre-plein Ouest (ou esplanade Baumel) et d’y accueillir à grands frais toutes les entreprises situées aujourd’hui sur la zone d’activité, de l’autre côté de l’avenue Fages, à l’exception du magasin Lidl. Les entreprises disposeraient ainsi d’un espace beaucoup plus vaste et pourraient accroître leur activité, tandis que des résidences comptant entre 500 et 600 logements prendraient leur place sur la zone libérée par elles.

 

Un tel programme apparaît incontestablement comme une violation brutale de l’œuvre de Jean Balladur, une morne série de hangars industriels et commerciaux venant barrer tout l’horizon portuaire alors que le concepteur de la cité attachait un prix essentiel à l’ouverture et à la beauté du vaste panorama offert à tous, plaisanciers, riverains ou simples promeneurs déambulant sur les quais et apportant une clientèle déjà séduite aux boutiques, bars et restaurants du port.

 

Les opposants à la brutalité de ce projet sont parfois décrits comme des privilégiés passéistes ou des partisans d’une agitation politicienne stérile. Cela n’est nullement le cas pour les animateurs de La Vigie Citoyenne Grand-Mottoise, qui ne se soucient que de l’intérêt général et estiment que les objectifs louables de la municipalité, tel que l’extension du port, le développement économique et le renouveau démographique, peuvent être atteints sans saccager un cadre de vie faisant le bonheur des résidents comme des touristes qui en apprécient chaque été tous les charmes et vantent l’aspect exceptionnel de son patrimoine.

 

Durant tout cet hiver, les dirigeants de notre association ont sensibilisé les personnalités susceptibles d’influencer la décision finale, en s’adressant d’abord au Maire et à ses adjoints ou au conseiller délégué au port, mais aussi à l’Architecte des Bâtiments de France, premier défenseur du patrimoine, à l’Ordre des Architectes, au Conseil de l’Architecture, de l’Urbanisme et de l’Environnement, à l’Architecte-Conseil auprès du Directeur Départemental de l’Equipement et, finalement, à la Présidente de la Région, le financement du programme dépendant très largement des subventions qu’elle pourra accorder.

 

Leur démarche tendait, certes, à dépeindre les aspects néfastes du projet initial, mais aussi à suggérer d’autres solutions qui préserveraient la beauté du cadre de vie actuel tout en permettant une extension financièrement soutenable du port, l’expansion raisonnable des entreprises et la création de quelques résidences destinées soit à des cadres de haut niveau, soit à des familles plus modestes et pourvues de jeunes enfants. Ces propositions alternatives semblent susciter un réel intérêt et nous invitent à participer de façon déterminée à la concertation qui devrait, en bonne démocratie, imprégner les choix municipaux de long terme.


Ajouté le 13/03/2018 par Claude Delhoume - 3 réactions

Le Concorde, N°103,

Quai Charles de Gaulle

34280-La Grande Motte                                                             

                                                                                                                                                   Madame Carole DELGA,

                                                                                              Présidente de la Région Occitanie

                                                                                                             Hôtel de Région

                                                                                                           31100  TOULOUSE

 

Objet : réflexions et suggestions à propos du projet Ville-Port de La-Grande-Motte.

 

Madame la Présidente,

 

Permettez tout d’abord à un ancien Toulousain de vous féliciter pour la qualité de votre engagement au service de notre belle région, et acceptez, je vous prie, que le président d’une association qui soutient votre objectif de développement harmonieux de la côte languedocienne vous fasse part de ses réflexions et suggestions relatives au projet « ville-port » présenté par la municipalité de La Grande-Motte.

 

Vous en connaissez les grandes lignes mais le Maire de la ville, par ailleurs Conseiller Régional, a peut-être omis de vous préciser que ce projet suscite un mécontentement profond des résidents permanents de la cité, très attachés à une œuvre architecturale, urbaine et environnementale unique en son genre, de renommée internationale et consacrée par le label de « ville patrimoine du vingtième siècle ». L’association que je préside, riche de plus de 300 familles adhérentes et du soutien de tous les conseils syndicaux des résidences longeant le port, a été créée en 2016 pour défendre ce patrimoine conçu par Jean Balladur dans le cadre de la Mission Racine, et il est faux de prétendre que nous présentons une vue passéiste de la situation, que nous refusons toute évolution raisonnable de la cité ou, pire, que nous ne pensons qu’à entretenir une agitation politicienne stérile.

 

Mus au contraire par le seul intérêt général, nous estimons simplement que les objectifs louables de la municipalité, tels que l’extension du port, la stimulation de l’activité économique de la ville et le renouveau démographique, peuvent être atteints sans saccager le paysage portuaire, élément essentiel du grand-œuvre de Jean Balladur, concepteur génial d’une cité qui fait le bonheur de ses habitants comme des masses de touristes qui en apprécient chaque été tous les charmes et vantent l’aspect exceptionnel de son patrimoine.

 

Aucun responsable ne peut négliger le fait qu’en sa qualité d’architecte en chef, Jean Balladur s’était réservé la conception de toutes les résidences qui bordent le port et avait limité strictement les hauteurs des bâtiments éventuels sur le terre-plein Ouest (5 mètres) et sur l’esplanade Baumel (6,5 mètres), témoignant ainsi de sa volonté d’offrir à tous, riverains du port, plaisanciers ou promeneurs déambulant sur les quais, un vaste panorama où le regard et le rêve peuvent s’évader sans obstacle jusqu’à l’horizon.

 

Or, incontestablement, le zonage proposé aux candidats à la maîtrise d’œuvre du projet « ville-port » apparaît comme une violation brutale de l’œuvre d’ensemble de Jean Balladur, dans la mesure où il tend à transférer à grands frais (plus de 12 millions), en doublant par ailleurs le volume, tous les bâtiments industriels et commerciaux de la zone actuelle d’activité sur le terre-plein Ouest et l’esplanade Baumel, barrant ainsi tout l’horizon portuaire par une morne série de hangars allant de 7 à 11 mètres de haut sur une superficie proche de 19 000 mètres carrés. Pour ce faire, le terre-plein serait accru de 1,9 hectare en comblant deux parties du port existant (suppression de 190 anneaux), tandis qu’un nouveau bassin de 6 hectares (création de 600 anneaux) serait créé à l’Ouest du terre-plein remanié. Aux yeux des édiles municipaux, l’avantage essentiel de l’opération réside dans la possibilité de construire 500 nouveaux logements en bordure du port, le long de l’avenue Fages, à la place des entreprises transférées. Notre association a dénoncé avec vigueur un tel saccage du patrimoine dans un tract largement diffusé et dont je vous joins copie.

 

La municipalité prétend en outre que l’opération immobilière ainsi projetée est le seul moyen de financer les travaux d’extension du port, la vente à prix fort des terrains dégagés sur l’ancienne zone technique laissant un « boni » susceptible d’alléger considérablement la charge d’investissement de la régie portuaire.

 

Il convient d’abord d’infirmer cette prétention : en effet, le coût de l’extension du port est estimé à 28 millions d’€. La subvention escomptée de la Région pourrait vraisemblablement atteindre 15 millions d’€ ; le solde, à la charge de la régie du port, reste donc pour 13 millions, que l’on peut raisonnablement porter à 15 millions compte tenu des aléas. Cette somme devrait être empruntée, vraisemblablement avec la caution municipale. Il convient alors de savoir si cet endettement est économiquement soutenable.

 

A cet égard, il est surprenant de constater que, dans son projet, la ville restreint volontairement à 400 anneaux la capacité nouvelle du port alors que l’investissement primaire tend à créer un bassin taillé pour accueillir 600 anneaux. Cette restriction résulte de la volonté municipale de transférer quasi toutes les entreprises de la zone amodiée vers le terre-plein Ouest et l’esplanade Baumel, afin de remplacer ces entreprises par de nouvelles résidences. La superficie disponible sur ce terre-plein et l’esplanade ne suffisant pas, près de deux hectares du port existant seraient donc comblés afin de pouvoir les accueillir, réduisant l’extension portuaire nette à 400 anneaux. Sans ce transfert, uniquement dicté par le désir d’implanter des résidences de standing en bordure du port, ce sont bien les redevances de 600 places nouvelles qui abonderaient le budget du port, soit entre 1,5 et 1,8 million d’€ chaque année. Si l’on considère qu’un emprunt de 15 millions sur 30 ans au taux de 3% exigerait des remboursements de 735 000 euros par an, il apparaît à l’évidence que le chiffre d’affaires supplémentaire dégagé par l’extension de 600 places couvrirait très largement l’amortissement de l’emprunt ainsi que les frais de fonctionnement liés à une plus large fréquentation. Un tel équilibre financier ne serait pas atteint avec une extension portuaire limitée à 400 places. L’opération immobilière projetée par la mairie ne constitue donc en rien une nécessité à cet égard. Elle apparaît même comme contre-productive et le seul objectif réel des édiles municipaux, l’extension du port n’étant finalement qu’accessoire à leurs yeux. La même volonté les animait lors de la conception du PLU, et c’est la détermination de notre association qui a permis l’adoption d’un projet moins destructeur du patrimoine urbanistique local. Vous noterez que, dans les suggestions que nous formulons plus loin, nous proposons que le port soit accru à moindres frais de 700 anneaux, et non de 600, ce qui dégagerait encore plus de disponibilités financières pour assumer les charges de l’emprunt.

 

Dans ces conditions, le choix fait par la municipalité de lier étroitement, dans un même projet, l’extension du port et la création de nouvelles résidences, nous paraît très artificiel, ces deux opérations pouvant se réaliser de façon indépendante, aussi bien dans le temps que dans leurs modalités de financement.

 

Mieux, la seule extension du port, souhaitée par un grand nombre de Grands-Mottois et répondant apparemment à une demande des professionnels comme des plaisanciers, pourrait être réalisée à court terme, la Région comme la ville démontrant ainsi leur engagement résolu au service du nouvel élan économique et touristique de l’Occitanie.

 

Par contre, l’implantation de nouvelles résidences conçues, en vérité, pour accueillir des cadres à haut niveau de revenu plutôt que des logements locatifs sociaux, mérite une réflexion plus approfondie, car le besoin de nouvelles résidences secondaires de standing élevé est très discutable dans une cité qui compte déjà plus de 15000 logements vides dix mois sur douze. La population permanente de la ville percevrait très mal que le panorama portuaire soit bouleversé, l’horizon bouché par des hangars industriels ou commerciaux dans le seul but de créer de telles résidences, la meilleure garantie à cet égard consistant à maintenir le zonage résultant du PLU récemment adopté (2017), un amendement permettant éventuellement d’établir un ensemble résidentiel (200 logements environ) sur la zone comprise entre la rue des voiliers et celle de l’industrie, à l’extrémité Ouest de la zone d’activité actuelle.

 

C’est la raison qui m’a poussé à adresser au maire et à ses adjoints une lettre datée du 06/01/18 leur présentant l’esquisse d’un zonage qui nous paraîtrait hautement préférable, la beauté du paysage portuaire étant conservée tandis que le développement économique et démographique serait assuré. Je vous transmets copie de cette lettre ainsi que de quelques documents qui en illustrent la portée, l’esquisse de zonage que nous proposons étant conçue comme une contribution au projet municipal tendant à préserver une œuvre architecturale, urbaine et environnementale de renommée internationale.

 

Comme vous pouvez le constater sur cette esquisse, seul le Centre nautique serait reconstruit sur le terre-plein Ouest, l’originalité de sa conception architecturale s’inscrivant pleinement dans l’image novatrice de la cité. Faisant le pendant de la capitainerie, sensiblement de la même hauteur, il ne constituerait pas un barrage pour le regard et ne fermerait pas le port comme le ferait la masse des bâtiments industriels et commerciaux proposée par la mairie. Il pourrait ainsi apparaître comme une nouvelle œuvre emblématique de la cité des pyramides.

 

En optant pour un nouveau bassin en forme de trapèze plutôt qu’en forme de rectangle, nous proposons d’accroître d’un hectare sa capacité (700 anneaux au lieu de 600) et nous renonçons délibérément au comblement contre-productif de près de deux hectares du port actuel (190 anneaux), le gain net étant alors de 700 places contre seulement 410 dans le projet municipal. A l’évidence, cet accroissement des capacités d’accueil du port améliorerait son équilibre économique à long terme, l’investissement initial supplémentaire (75 mètres de digues et autant de quais, un hectare de dragage ou de terrassements, 150 mètres de pontons) étant aisément couvert par le surcroît de chiffre d’affaires annuel (de l’ordre de 2 millions d’€ pour 700 anneaux).

 

A l’aplomb du nouveau bassin, la zone supplémentaire dégagée à terre, prenant une faible partie de la plage du Couchant, pourrait accueillir des bâtiments artisanaux, industriels ou commerciaux de faible hauteur (R+1), tandis que des immeubles de même hauteur longeraient l’avenue Fages, à la place des grilles actuelles du port, pour héberger les bureaux des entreprises ou des commerces liés à la plaisance et aux sports de plage, et ce, sans amputer la vue des résidences voisines, ce qui constitue pour nous une préoccupation constante. Un parking destiné aux amateurs de kite-surf ou autres engins de plage permettrait de conserver un public jeune et sportif, alors que le projet municipal supprime, en fait, toute capacité d’accueil à ce titre alors qu’il prétend vouloir rajeunir la démographie locale. Sur la partie de terre-plein Ouest conservée, les nombreuses places de parking seraient réservées aux plaisanciers, aux usagers du Centre nautique et aux clients de l’hôtel existant.

 

Enfin, pour satisfaire une demande immobilière potentielle à laquelle s’attache la municipalité, l’extrémité Ouest de la zone comprise entre la rue de l’Industrie et celle des Voiliers recevrait de nouvelles résidences, 200 logements de bon standing pouvant s’y implanter, en veillant là encore à préserver le panorama offert aux habitants des résidences les plus proches. Sur la zone actuelle d’activité, les entreprises en voie d’expansion, et notamment Outremer et Gun Boat, prendraient la place laissée par les établissements Picolo, les seuls frais à engager par la régie du port consistant à nettoyer et viabiliser la zone.

 

L’ensemble de nos suggestions permettant d’éviter le transfert massif des entreprises, une économie de 12 à 13 millions d’argent public serait ainsi générée par rapport au projet municipal, ce qui nous paraît la marque d’une saine gestion des ressources.

 

Nous suggérons par ailleurs que l’offre de logements locatifs sociaux ou en accession abordable à la propriété soit accrue de 200 ou 300 unités à proximité du collège, du lycée et du Palais des sports, sur le terrain où sont implantées actuellement les arènes, celles-ci pouvant être aisément démontées et transférées sur un camping municipal désaffecté. Une partie de cet ensemble pourrait être destiné en priorité au logement des travailleurs saisonniers, des apprentis et des stagiaires qui, en haute saison, ne parviennent pas à se loger à un prix modeste et dorment dans les bois et les dunes. Les autres appartements, destinés aux jeunes familles comptant au moins deux enfants, devraient compter au moins quatre pièces, ce qui relancerait rapidement et durablement le public scolaire de la ville.

 

Le contenu de cette missive vous montre que nous entendons contribuer de façon positive à la réflexion sur l’évolution de notre cadre de vie, et que nous soutenons l’action des élus locaux ou régionaux qui veulent promouvoir le développement harmonieux de la région tout en préservant le patrimoine architectural, urbain et environnemental qui fait la renommée de notre cité et de la région. Je souhaite que vous puissiez pardonner les imperfections formelles de l’esquisse que nous avons proposée, sachant que l’intérêt général et le désintéressement sont nos seuls guides, les joutes politiciennes nous restant étrangères.

 

En vous remerciant de l’attention que vous pourrez prêter à cette longue missive, je vous prie d’agréer, Madame la présidente de Région, l’expression de ma plus haute considération.

 

 

Claude Delhoume.


Ajouté le 13/03/2018 par Claude Delhoume - 11 réactions

 

« Trahison, quai du déshonneur, enfermement, saccage du patrimoine, dévalorisation de nos biens, endettement, pression fiscale… », telles sont les condamnations entendues à propos du projet « ville-port » présenté à la presse le 31 octobre par le maire de la ville.

Les mots sont durs et traduisent d’abord la forte réprobation d’un projet établi hors de la concertation préalable pourtant promise aux Grand-Mottois lors de l’élaboration du PLU. Ils reflètent aussi les ressentiments à l’égard de décideurs qui paraissent s’acharner à dévaloriser l’œuvre majeure de Jean Balladur afin de livrer tous les quartiers à la cupidité de promoteurs dont l’appétit s’aiguise à l’approche du bord de mer. Ils expriment enfin les craintes liées à la débauche financière prévisible dans les prochaines années.

Détachée des joutes politiciennes, La Vigie Citoyenne Grand-Mottoise partage bien de ces réactions mais essaie de porter un jugement objectif sur l’ensemble du projet :

                                                                     Lire la suite : cliquez ICI

 


Ajouté le 12/11/2017 par Claude DELHOUME - 0 réaction

Fidèle à sa vocation, la Vigie Citoyenne Grand-Mottoise vous informe : 

 

Octobre 2017 : Le grand-œuvre de Jean Balladur saccagé.

 

Le 27 juillet 2017, la municipalité a publié au Journal Officiel son appel à candidatures pour la maîtrise d’œuvre de son projet « ville-port ». Lors de l’élaboration du PLU, le maire avait promis une consultation préalable des Grand-Mottois. La réalité est toute différente : Aucune concertation préalable avec les habitants ou même les membres du Conseil Municipal. Seul le conseil de la régie du port a bénéficié d’une information sans pouvoir peser sur le contenu du projet… Le 25 octobre, une commission va « choisir sur dossier » quatre équipes d’architecture parmi tous les candidats ; les cabinets retenus auront six mois pour mettre au point leurs projets ; au printemps 2018, un concours les départagera. Les trois projets écartés seront rémunérés forfaitairement à hauteur de 40 000 € chacun.  

A très grands traits, quelle est la commande de la mairie ?….    lire la suite

 

 


Ajouté le 20/10/2017 par C Delhoume - 0 réaction