L'expansion des entreprises sur les zones amodiées par le port

L’expansion des entreprises sur les zones amodiées par le port

 

Désireuse de disposer de terrains à céder aux promoteurs immobiliers qui y construiraient 500 à 600 logements, la municipalité projette de transférer la quasi totalité des entreprises situées sur la zone portuaire amodiée vers le terre-plein Ouest en l’agrandissant de 1,93 hectare. Les bâtiments de ces entreprises feraient plus que doubler en surface, passant de 7500 m2 environ à 18350 m2 . Les coûts de ce transfert et de la construction des nouveaux bâtiments industriels et commerciaux sont estimés à 12 ou 13 millions, à la charge de la ville ou de la régie du port. Les hangars destinés aux constructeurs de bateaux (Outremer et GunBoat) occuperaient 10500 m2 autour d’un espace central de 4500 m2, constituant un obstacle de 11 mètres de haut sur 1,5 hectare le long de l’avenue Fages, juste en face de la zone destinée aux nouvelles résidences. Les autres entreprises s’étaleraient sur le terre-plein Ouest agrandi, couvrant 7850 m2 et achevant de barrer l’horizon par un morne mur de hangars de 7 mètres de haut.

Un tel saccage du paysage accompagné d’une dépense publique aussi importante et contestable peut être évité tout en permettant l’expansion des entreprises :

Nous suggérons en ce sens de limiter la construction de nouvelles résidences à la seule extrémité Ouest de la zone portuaire actuellement amodiée, entre la rue des Voiliers et la partie de la rue de l’Industrie qui scinde en deux ladite zone. Les hangars relevant de la régie du port et les ateliers des entreprises situées sur ce secteur pourraient être transférés sans grands frais et sans dommages visuels pour les résidences voisines sur le nouveau secteur portuaire créé en bordure du nouveau bassin. Ils libèreraient ainsi environ un hectare de terrain sur lequel seraient érigées des résidences pouvant accueillir 200 logements.

Les entreprises Outremer et GunBoat pourraient développer leurs ateliers sur tout le secteur compris entre leurs grands hangars actuels et la rue médiane de la zone amodiée, en prenant notamment la place libérée par les établissements Picolo. Leurs bureaux d’études et de gestion (500 à 600 m2) gagneraient à s’implanter dans un bâtiment de niveau R+1 (entre 6 et 7 mètres de haut), de l’autre côté de l’avenue Fages, dans le prolongement de l’immeuble Miramar. Un autre bâtiment de même gabarit ferait face aux nouvelles résidences et recevrait des entreprises plutôt tournées vers le commerce (vente et location d’engins de plage, etc…). De telles activités pourraient aussi être programmées au rez-de-chaussée ou au premier étage de la nouvelle résidence, en grande partie privés de belles vues sur la mer.

Comme dans le projet municipal, le Centre Nautique et l’Ecole de Voile seraient déplacés, la première en bordure du nouveau bassin, le second sur le terre-plein Ouest. Ce dernier bâtiment constituerait le pendant de la Capitainerie et devrait être sensiblement de même hauteur (8 mètres). Son architecture devrait symboliser l’extrême modernité de la ville et, par sa beauté, s’intégrerait dans le paysage cher à tous les riverains et usagers du port sans l’amputer notablement.

Les plaisanciers et les clients de l’hôtel « Côté mer » seraient les seuls bénéficiaires des parkings sur le terre-plein Ouest, ce dernier étant rétréci mais allongé par deux quais pour agrandir au maximum les bassins. Enfin, un parking en bordure de la plage du Couchant serait destiné aux amateurs de kite-surf et autres sports de glisse, le projet municipal ne prévoyant aucun équipement en faveur de ces sportifs qui donnent une image jeune et dynamique de notre station.

La plage du Couchant étant affectée dans tous les cas par l’extension de la zone portuaire, il est proposé, comme dans le projet « ville-port », de créer une nouvelle plage de 2 hectares le long de l’esplanade Justin, le parking voisin devant rester libre de toute implantation immobilière.

Au total, les frais de transfert des entreprises seraient très limités, une économie de 10 millions au moins étant réalisée par rapport au projet municipal.

L’esquisse suivante illustre le zonage ainsi suggéré à nos édiles.

 

 

 


Les réactions

Avatar pascal rousseau

Non sens absolu
Front de mer constitué de hangars
Irespectueux de l'identité balladurienne
Recours possibles contre ce transfert ?
Respect de la loi Littoral ? et des règlementations françaises et européennes ?

 

Le 10-01-2018 à 18:35:37

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